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La quête de sens : une évolution majeure de la société qui impacte de plus en plus le management des organisations et des hommes

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Posté Par Thomas d'Ansembourg - Formateur en Connaissance de Soi, Relations Humaines et Communication Consciente et NonViolente
Le 14 novembre 2016

Une évolution majeure de la société aujourd’hui vient impacter le management des organisations et des hommes : la quête de sens individuelle.

De plus en plus de nos contemporains cherchent un sens personnel et vivant à leur existence. Un sens personnel, c’est-à-dire qu’ils ne se contentent pas d’une idée convenue, d’une habitude ou d’une mode. Ils souhaitent que ce sens les touche de façon personnelle. Un sens vivant, c’est-à-dire qu’ils souhaitent se sentir de tout leur être appartenir à un projet vibrant. Ils ne se contentent plus d’une adhésion intellectuelle, raisonnable ou rationnelle mais cherchent la sensation de tressaillir aux différents niveaux de leur être.

Cela leur demande souvent d’entrer dans un processus de transformation personnelle : ce travail leur permet de revisiter – et le cas échéant démanteler – leur système de pensée et de croyances, leurs automatismes et conditionnements, pour apprendre à (re)trouver leur élan de vie propre et à découvrir leur vraie personne souvent cachée par le personnage construit.  Ils apprennent à développer une gestion responsable et discernante des émotions et de l’intuition.

Pour beaucoup, il s’agit bien de nouveaux apprentissages pour développer ces intelligences (émotionnelle et intuitive), faire petit à petit confiance à leur élan de vie propre et vivre les relations de façon plus fluide, empathique, féconde et synergétique.

De multiples outils de transformation performants existent pour cela et ont largement fait leurs preuves, certains depuis des décennies (bien qu’ils restent très peu connus du grand public, largement ignorés de la plupart des institutions et souvent considérés avec dédain par les grands médias).

La première conséquence de cette évolution sur le management est l’abandon de la vieille habitude de vivre les rapports humains comme des rapports de méfiance et de pouvoir (domination /soumission / agression / compétition / manipulation…).

Le besoin de s’ouvrir à des rapports de confiance et collaboration se manifeste déjà profondément (empathie, synergie, co-création, intelligence collective,…), ce qui passe par une bonne compréhension personnelle des pièges de l’ego.

Deuxième conséquence : de ce fait même, il me semble que de moins en moins d’êtres humains vont accepter de se soumettre à un mode de fonctionnement, à un système de pensée et à des rythmes qui ne correspondent plus à leur élan de vie propre. De moins en moins d’êtres humains vont accepter d’exécuter une tâche mécaniquement sans en percevoir clairement la finalité ni en goûter la valeur ajoutée.

Dès lors, troisième conséquence, le management des organisations aura besoin de se transformer significativement pour tenir compte de cette évolution des consciences et de la quête de sens et de responsabilité qu’elle implique. Le citoyen d’aujourd’hui a besoin de se sentir vivant dans un monde vivant au service de projets qui aident à bien vivre ensemble. Il ne s’agit donc pas seulement d’une transformation du management mais d’une transformation de l’objectif de l’entreprise : une transformation de l’intention et donc de la façon de produire, créer et échanger des biens et des services.

L’objectif individualiste – assurer la sécurité et le confort d’un « Je » (ou d’un «Nous autres») isolé, perçu comme en compétition par rapport à un « Tu » (ou un « Vous autres»), perçu comme menaçant –  va se dissoudre au profit de la conscience d’appartenir à un « Nous Tous », « Nous, tout le vivant, passagers du vaisseau Terre ».

Ceci implique une grande lucidité sur les objectifs et enjeux communs, une conscience élargie quant à la portée des choix et des conséquences de ceux-ci, une créativité soutenue et l’élan de se mettre au service d’un projet communautaire vécu à la dimension de la planète.

Devant les enjeux d’aujourd’hui, notre travail de développement psycho-spirituel est la clé du développement social durable : l’intériorité est citoyenne.

Thomas d’Ansembourg est l’auteur, notamment, de « Cessez d’être gentil soyez vrai » (2001) , « Du Je au Nous – L’Intériorité Citoyenne : le Meilleur de Soi au service de tous » (2008), « La paix ça s’apprend – Guérir de la violence et du terrorisme » ( 2016) , co-écrit avec David Van Reybrouck.

www.thomasdansembourg.com

Le texte original de cet article a été publié en avril 2016 dans un ouvrage collectif de la Maison du Management www.lamaisondumanagement.com

 

 

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